cooking_in_france_467

De clic en clic, je suis arrivée sur ce blog tout juste éclos mais déjà prometteur de futures lectures intéressantes.

En lisant cet article, consacré aux gelées de groseilles, une vieille colère s'est réveillée. Je précise tout de suite que ni l'article, ni son contenu, ni son auteur n'en sont évidemment responsables.  C'est juste que j'ai repensé tout à coup à mes précieux bocaux, malheureusement perdus à tout jamais, et mon sang n'a fait qu'un tour.

 

Ca remonte à 1994.  J'avais rencontré Daniel B. dans le cadre de mon travail et nous étions rapidement devenus amis.  En ce temps-là, je faisais chaque été quelques pots (7 ou 8 au grand maximum) de gelée de groseilles-framboises que je donnais ensuite à mes amis.  C'était devenu une tradition, à tel point que certains gourmands me rappelaient avec force allusions et sous-entendus que le moment était venu de plonger mes blanches mains dans les fruits écrasés couleur rubis.

Or donc, cette année-là, le rock and roll venait d'ouvrir ses ailes j'ai donné 3 pots de gelée à cet ami en insistant bien pour qu'il me rende les bocaux.  Ce n'étaient pas des simples pots en verre récupérés ça et là, mais des magnifiques bocaux en cristal taillé du Val Saint-Lambert auxquels je tenais comme à la prunelle de mes yeux.

Un soir, nous devions diner ensemble et ma blanquette et moi, l'avons attendu vainement.  Je lui ai laissé plein de messages, je lui ai même écrit, mais il ne m'a plus  jamais donné de ses nouvelles.  Allez savoir pourquoi....

Envolés, mes jolis bocaux !  J'en avais 6, il ne m'en reste plus que 3.

 

 

 

 

Il y a peu de chances pour que tu me lises, Daniel B., mais sait-on jamais : RENDS-MOI MES BOCAUX !!!!